classe virtuelle et mise en place de projet

Constat et objectif :

Comment en période de confinement développer la compétence « Transférer » (réutiliser ce qu’on a réussi dans d’autres contextes) pour développer des compétences : cette activité intellectuelle ne se travaille pas avec des exercices systématiques ou de l’auto-correction. C’est la plus ambitieuse en termes d’apprentissage.

Une solution : le projet

Dans un contexte de confinement, pour travailler cette activité, un travail autour de projets peut être envisagé. C’est une excellente solution qui permet de garder un lien social scolaire.

Qu’est ce qu’un projet ?

Un projet consiste en une production d’élève seul ou en groupe. Le sujet du projet, pour un bénéfice éducatif maximal, gagne à être choisi par les élèves eux mêmes qui en seront les auteurs et les acteurs. L’enseignent peut toutefois en proposer une liste si les élèves n’ont pas d’idée, mais il convient dans la mesure du possible de laisser travailler la créativité des élèves et de leur laisser la possibilité de faire le projet à plusieurs par des réseaux très collaboratifs.

Un projet se compose de quatre phase :

  • Première phase : phase d’éveil – Il s’agit de focaliser les projets. L’enseignent propose de l’étayage aux élèves pour qu’ils prennent conscience de problématiques à résoudre.

  • Deuxième phase : phase d’imagination : « On va imaginer ce que nous, avec notre statut d’élèves, on peut mettre en place pour essayer de résoudre les difficultés dont on a conscience (difficultés techniques/citoyennes/sanitaires). » (Sylvain Connac)

  • Troisième phase : phase de mise en œuvre. Réalisation concrète (soit tout seul soit à plusieurs – en équipe) de quelques choses qui lui (leur) tient à cœur.

  • Quatrième phase : phase de bilan et de communication. Chaque porteur ou chaque équipe a la possibilité de présenter son projet aux autres.

Rôles de l’enseignant

L’enseignant pilote la phase d’éveil puis se met à disposition, mais de manière seconde :

première ruse pédagogique : désigner un référent dans la classe qui répond en priorité. S’il n’y a pas de réponses, on demande à l’enseignant.

Deuxième ruse pédagogique : Créer un document partagé avec la classe de type bloc note collaboratif (framapad), supervisé par le professeur. Chaque élève peut poser une question en indiquant son prénom sur ce doc partagé. Celui ou celle qui pense pouvoir y répondre l’indique en donnant son prénom. L’entraide se déroule alors entre le demandeur et l’aidant (cet aide peut se faire sur un outil type réseau social). Ce pad collaboratif n’est pas utile pour travailler les contenus, mais permet d’organiser l’aide. L’accès du professeur au document partagé lui permet d’inciter les élèves à répondre aux demandes, voire d’y répondre lui-même le cas échéant. Les aidants sont ainsi valorisés et le professeur est « déchargé » d’une partie de l’étayage.

Exemples de projet possibles :

  • Faire fabriquer des capsules-vidéos avec une durée donnée (courte) dans lesquelles les élèves présentent un élément de savoir d’un chapitre, une anecdote de la vie quotidienne en confinement, …, à montrer à d’autres élèves (CF application adobe Spark).

  • Construire des maquettes. Nécessite un recours aux savoirs du chapitre étudié. L’idée est de les faire réutiliser dans des contextes nouveaux et complexes des notions scolaires

Modalité de mise en œuvre pendant le confinement : la classe virtuelle

Permettre un travail autour de projets si possible collaborativement pour ancrer les apprentissages en période de confinement nécessite la mise en place de modalités pertinentes pour l’encadrer :

  • Mise en place d’un bloc note collaboratif type framapad pour organiser l’entraide au sein de la classe
  • Organisation d’espaces d’échanges :  la classe virtuelle du CNED permet cela.
    1. Après s’y être connecté avec le lien enseignant,  créer des groupes de travail et laisser la possibilité aux élèves de changer de groupe.La session peut maintenant être fermée.
    2. Même si l’enseignant quitte la session, les groupes perdurent. Les élèves peuvent donc, informellement, se  donner rendez vous à n’importe quel moment et se rendre dans l’un des groupes de travail. Ils peuvent ainsi s’entendre, se voir, discuter via un chat, disposer un tableau blanc et partager leur écran.

N’hésitez pas à me contacter par mail pour tout retour d’expérience.

Maxime Fourny (maxime-simon.fourny@ac-besancon.fr)

 

 

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